Typologie(s)

Jusqu'ici, un petit récit léger, mais bon qu'avons nous appris réellement.

Je ne vous ai parlé jusque maintenant que d'un seul type de friche, l'extra-ordinaire celle qui dégage un aura passéiste, une mémoire brûlante, un genuis loci historico-dramatique. C'est la friche par excellence, celle associée au terme de friche industrielle. C'est une friche construite, bâtie. Le plus complexe dans cette "friche architecturale" elle peut être industrielle certes, mais elle touche beaucoup de programme que ça. Il y a des programmes obsolète tel que le château, mais cela peut aussi être du logement, du commerce, du bureau, du hangar de stockage, une école, un hôpital et bien d'autre choses encore. En fait la friche peut être potentiellement omniprésente et peut advenir n'importe quel moment futur. La seule condition de naissance d'une nouvelle friche sont les mutations et les restructuration de notre société, c'est une "friche à priori sociale". Ce qui nous intéresse dans ce cas-ci c'est la capacité de transformation et de reconversion de l'ouvrage. Redéfinition, restauration, requalification, restructuration sont alors nos armes pour redonner vie à ces bâtiments. Encore cela faut il que se soit possible et utile. Pour ce type de friche, aucune réponse type n'est possible, seule une analyse stratégique et minutieuse du site peut nous donner des réponses.

L'autre type de friche, celui dont je n'ai toujours pas parlé d'ici là est elle une friche quotidien. Celle que vous voyez tous les jours sans jamais les regarder. Pour la simple et bonne raison, car elle est invisible par essence. Celle-ci n'est pas faite de matière mais de vide. Manque de chance pour elle nous n'accordons pas d'importance à ce que nous ne voyons pas. Elle est donc libre de proliférer. Et en effet c'est le cas. En regardant bien il y en a partout. Le facteur d'importance de cette "friche lacunaire" est l'échelle est ce une "macrofriche" ou une "microfriche" ? Même elles peuvent aussi être d'origine sociale, elles sont plus généralement a priori des "friches strucurelles" dans le sens où elles sont excluent de nos réseaux ou isolées de nos infrastructures. Mais elles sont plus généralement des "friches marginales" c'est à dire sur des sols à faibles rentabilités (économiques, agricoles, foncières...).

La friche tire donc son caractère pluriel d'une variation de multitude de paramètres qui définissent des typologies différentes. Même si un schéma d'analyse de la friche se dessine, il reste aussi à prendre en compte des impondérables, des cas particuliers qui rendent encore la tache difficile. Le document ci dessous illustre la réflexion ci-dessus et esquisse les couches variables qui définissent une friche.

Une ébauche de cet outils de diagnostic sous forme de dictionnaire du lexique de la friche est en cours d'élaboration par Guillaume et sera mis en ligne très prochainement ainsi qu'exploration de cette méthode sous forme d'installation réalisé par Anne-Cha.

Voir article Analyse Paysagère.


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