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Publié le par Friche(s)

Le thème de mon mémoire dépassant un peu cadre de ce blog,

je vous propose de basculer sur une nouvelle plateforme pour vous orientez plus spécifiquement,

"vers une sauvegarde du patrimoine industriel".

 

Voici le résumé du cadre de cette recherche :

Mémoire TFE /A. Pamart/Encadré par D. Lo Buglio/Deuxième année du grade de master en architecture/Faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles, Place Flagey, 19, 1050 Bruxelles/Année académique 2011-2012 /Septembre 2012

Ce rapport développe une réflexion sur l’étude des techniques de numérisation 3D appliquée au patrimoine industriel. La structure propose un volet théorique portant sur la définition et la contextualisation des termes du sujet puis un volet pratique sur une application expérimentale de la sauvegarde numérique sur quelques artéfacts industriels.

La conservation de notre héritage industriel s’annonce comme une problématique phare des années à venir, alors que différents phénomènes socioculturels gravitent autour de ces vestiges. D’un côté, on observe une culture de la friche en plein essor bien qu’une nouvelle conscience patrimoniale semble être en cours de définition. De l’autre, une contre-culture émergente exprime des besoins revendiqués par une armée d’explorateurs urbains corollairement aux préceptes de l’archéologie industrielle qui doivent ressurgir. Au cœur de cette situation complexe, le patrimoine industriel est sous pression et plus que jamais menacé. Cette étude empirique prône simplement le développement de l’application des techniques de conservation digitale sur les legs industriels, alors que ces technologies sont pourtant largement implémentées sur le patrimoine architectural dit « historique » depuis des décennies.

La sauvegarde numérique s’installe d’abord en tant que solution préventive pour atténuer les menaces comme pour compléter les soutiens d’un patrimoine en devenir. Les techniques photogrammétriques expérimentées, la photomodélisation comme la génération de nuages de point par corrélation multistéréo proposent d’amorcer un processus de revalorisation du patrimoine bâti industriel par le biais d’une pratique analytique et vers l’élaboration d’un support de connaissances.

Les 3 cas d’études sélectionnés sont les tours d’extractions des charbonnages du Hasard de Cheratte, le puits Saint-Albert de Ressaix et la tour du Roton de Farciennes. Cet échantillon d’ouvrages d’exception en tant que symbole de la richesse dévoile toute la diversité de l’architecture industrielle. La sélection de ces icônes permet d’inscrire cette recherche dans trois contextes de sauvegarde différents, la menace de démolition, la dérive de la conservation passive et les risques de transformation radicale.

La documentation photogrammétrique ouvre le champ vers une nouvelle ère de sensibilisation pour la sauvegarde effective des œuvres industrielles. Et, elle esquisse aussi des perspectives d’avenir sur l’exploitation du potentiel de ce patrimoine oublié, afin de les éloigner du mythe de la ruine contemporaine.

 

A bientôt sur VSNPI

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