QTVirtualReality "Hasard" 2.0

Publié le par AP

Et voilà la nouvelle fournée de visites virtuelles, au complet s'il vous plait !!!

Le résultat est encore très perfectible, je vous l'accorde, mais sans rotule panoramique qui conserve le centre focal au même point, les problèmes de parallaxes sont inévitables, d'où le chevauchement de certaines photos (effet flou). Pour la même raison, il est difficile de clôturer le relevé (photo zénithale). Ensuite sur ce modeste blog, difficile d'héberger des fichiers de Haute Qualité, néanmoins je vais corriger manuellement (sous photoshop certaines aberrations) et je posterais ultérieurement des versions 3.0 téléchargeables en HQ. Pour les autres imperfections, ce sont des erreurs de novices, qui seront effacées dans les prochains relevés avec une rotule, je l'espère...

On commence par le fameux espace de "la paire aux bois" (que nous appelons la poulet-friche), celui sur lequel sera projeté le principal du projet... 
 
Passons ensuite à la passerelle, qui sera sans doute un des accès possibles au charbonnage ( s'il y a accès? )...
 
Vous voici projeté en plein coeur du charbonnage, sur la dalle supérieure, "le carreau"...
Au nord-est derrière la salle des machines, sans doute ma salle préférée, à cause de l'usure du temps ET des détériorations humaines en tout genre...
Au sud-ouest, le hall d'entée dorénavant à ciel ouvert...
Ces visites virtuelles sont brutes, mais on peut augmenter l'immersion du visiteur grâce en y ajoutant une touche d'interactivité.
Premièrement, les sphères peuvent connectées entres-elles, on peut donc faire un parcours virtuel, et se balader dans les différents points de station.. Voici un exemple de QTVR multiscène.
Ensuite, on peut y ajouter toutes sortes d'informations, textuelles, visuelles et/ou auditives. Voilà un autre exemple de ces potentialités.
Enfin, une lecture en plein écran permet une meilleure projection, mais des dispositifs spéciaux de réalités virtuelles, voire de réalité augmentée peuvent sensiblement renforcer "l'immersivité". La visite virtuelle peut donc être couplée avec la visite réelle, en apportant un petit plus sur place, un petit coup de pouce pour l'attractivité, comme une coupole panoramique par exemple.
Mais pourquoi vient-on parler de réalité virtuelle dans le cadre d'un projet d'architecture ?
Évidemment j'ai une idée derrière la tête. Le principe de l'intervention, mais aussi son principal atout, serait de ne pas toucher au bâti et donc de ne pas y donner accès (où alors ponctuellement et/ou partiellement), mais de le mettre en valeur par un aménagement du non bâti. Dans ce cas, on peut imaginer la frustration du visiteur, venant jusqu'ici, pour ne pas pouvoir y entrer physiquement. Par contre, on connait l'engouement de notre société pour les nouvelles technologies, ce qui pourrait bien être le "mobile" du projet. J'aime l'idée de ce contraste extrême, entre un lieu à l'abandon qui nous projette dans le passé face à une technologie qui l'immerge dans le futur. Je ne discuterais pas aujourd'hui de ce débat symbolique au coeur du projet, car mes arguments sont simplement intuitifs.
Cependant, ce concept thématique permet de re-injecter dans le projet une certaine théorie, qui n'est pas sans lien avec la création des friches. Je parle bien sûr de la destruction créatrice, dont ce projet serait une véritable confrontation de ces deux entités fondatrices, le progrès face à l'obsolescence.

Publié dans Images

Commenter cet article