De la friche à la ruine...

Publié le par Friche(s)

Voici ici une belle illustration de ce que nous appellerons la "friche éternelle ou continue" voir (En friche(s)). Elle s'oppose à la "friche temporaire" qui elle, est définie dans un intervalle connu et fini de la frise temporaire (par exemple une dent creuse). Dans ce type de friche, de la friche à la ruine il n'y qu'un pas, ce n'est qu'une question de temps. Quand la nature reprend ses droits, rien n'y résiste. Pour un exemple de la rapidité avec laquelle la Nature reprend le dessus, je vous invite à lire "Dead cities" de Mike Davis.

Et voilà comme quoi le hasard porte bien ces fruits, cet article, dont je dois l'existence à la participation de Michel Defontaine qui m'a soumis ses photos. Je viens de tomber sur un site de référence dans l'exploration des zones de friche et qui plus est propose le même type d'exploration instinctive que ce blog propose.

Donc merci à (Dead Cities) Exploration personnelle ainsi que de son blog et à Michel à qui je dois cette découverte. Pour ce qui est des photos ci-dessous, je laisse libre au photographe de nous expliquer sa situation, son histoire éventuellement. Une chose est sure, elle n'est pas sur la Meuse, mais ici tous les prétextes sont bons pour cerner la friche.

 

Pour voir et/ou télécharger les photos, c'est ici...
Pour voir et/ou télécharger les photos, c'est ici...

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Anonyme 08/12/2010 17:48


Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres
Et se mirant dans l'eau de poix et de salpêtre
La misère en pleurs de ces faubourgs,
Ronflent terriblement usine et fabriques.

Rectangles de granit et monuments de briques,
Et longs murs noirs durant des lieues,
Immensément, par les banlieues ;
Et sur les toits, dans le brouillard, aiguillonnées
De fers et de paratonnerres,
Les cheminées.

Très bel album photos d'où se dégage parfaitement l'athmosphère de désolation, d'oubli, d'abandon... seules errent les âmes.